Catégorie : Stratégie

7 conseils de base essentiels pour les débutants au poker

Photo par xeno_mas / CC0 – Le poker est une pratique de plus en plus répandue, et nombreux sont ceux qui pensent pouvoir gagner de l’argent facilement

Le poker est une pratique de plus en plus répandue, et nombreux sont ceux qui pensent pouvoir gagner de l’argent facilement. Pourtant, le premier conseil à suivre est assurément de choisir le poker pour son aspect stratégique passionnant, son adversité, sa logique, les pics d’adrénaline qu’il procure, l’envie de se dépasser… Plutôt que pour l’amour du gain. Si vous avez bien compris cet aspect essentiel, et que vous êtes prêt à vous lancer dans l’aventure, il vous faut optimiser vos probabilités de gains au poker bien avant d’effectuer une partie en ligne. Comment ? En assimilant les conseils de base avant de vous jeter à l’eau.

Mettez toutes les chances de votre côté

Connaître vos chances de remporter une partie est très important, mais développer une stratégie bien rodée vous rendra plus fort face à vos adversaires. Il vous faudra prendre beaucoup de temps et apprendre les diverses stratégies existantes afin comprendre les probabilités du jeu que vous allez choisir d’appliquer. Mais si vous ne négligez pas cette étape, vous verrez rapidement votre cagnotte grossir.

Renseignez-vous et profitez des offres gratuites et spéciales

Si vous êtes un joueur régulier, il faut vous assurer d’obtenir toutes les offres gratuites journalières ou ponctuelles disponibles. Certains clubs pour les gros joueurs VIP proposent des avantages spéciaux tels que des cashbacks, des cadeaux de fidélité, des bonus…Les meilleurs sites ont souvent des offres spéciales ponctuelles pour célébrer une date anniversaire ou une période particulière de l’année, il faut donc constamment vous renseigner pour ne pas les rater.

Évitez les mauvaises surprises avec les bonus

La plupart des gens ne lisent pas les conditions des bonus. Vous devriez. De cette façon, vous saurez exactement combien vous devrez miser avant de pouvoir faire grossir vos gains. Il faut avouer que l’argent gratuit provenant des bonus de sites de poker en ligne est un réel atout du poker en ligne comparé au poker en casino réel. Alors assurez-vous de profiter pleinement et en toute connaissance de cause les meilleurs bonus du moment.

Dépensez moins pour jouer plus

Ne participez pas à un tournoi de poker avec un buy-in de 10€ si votre budget total est de 50€. Vous n’aurez déjà presque plus d’argent avant même d’avoir débuté. À la place, jouez des parties avec des buy-ins faibles, pour profiter de sessions de jeu plus longues et plus utiles à votre apprentissage. Les free-rolls qui ne nécessitent pas de buy-ins sont un bon compromis pour les débutants, du moment que vous ne vous laissez pas emporter en pariant de gros montants sans être sûr de la qualité de votre main…

Photo par StockSnap / CC0 –
Ne vous laissez pas emporter en pariant de gros montants sans être sûr de la qualité de votre main

Mémorisez les cartes sorties

Les sites de poker en ligne possèdent des algorithmes qui décident aléatoirement de la sortie des cartes pour s’assurer que celles-ci soient complètement décidées par hasard. Ne devenez pas superstitieux, car il est de toute façon impossible de contrôler les cartes sortantes. Par contre, vous pouvez apprendre à estimer quelles cartes ne sont pas encore sorties ou quelles peuvent être les mains de vos adversaires en assimilant les cartes déjà posées. Cela demande une grande gymnastique de l’esprit mais elle est très utile à la pratique du poker !

Choisissez des sites de confiance

Si vous ne voulez garder qu’un conseil, c’est bien celui-là : jouez sur des sites de poker en ligne légaux et fiables. Gagner gros sur un site en ligne n’est sympa que lorsque vous allez réellement récupérer de l’argent à la fin. Il vous faut donc être attentif, vérifié fréquemment la liste des sites de poker en ligne recommandés, et fuir ce qui n’en font pas partie.

Jouez selon vos règles

Dernier petit conseil très utile : prenez des pauses régulières lorsque vous jouez en ligne. Vous réfléchirez mieux et conserverez votre concentration au maximum avec un cerveau frais et détaché. Cela vous permettra également de prendre de la distance après une partie difficile ayant aboutie sur une défaite. Le tout est de s’écouter et de ne pas se surcharger en stress et en adrénaline. Encore une fois, le poker est une activité de passion qui doit vous apporter du plaisir ! Alors bonne chance ! 

Monter une bonne stratégie au poker

Ne devient pas joueur de poker qui le veut : même si on aimerait tous avoir l’étoffe d’un Chris Moneymaker, il est peu probable que vous comptiez parmi les meilleurs joueurs du monde sur un seul tournoi, une seule partie, sans expérience au préalable. C’est pour cela qu’il est important de connaître les points clés du poker, afin de monter la meilleure stratégie poker. Prêt à devenir un poker fan ?

Comment joue-t-on au poker ?

C’est parti : quels sont les basiques à connaître pour jouer au poker ? Photo, Unsplash license

La première chose à savoir, c’est : qu’est-ce que le poker ? C’est un jeu de cartes très ancien, qui remonterait à la fin du XIXème siècle, aux États-Unis. Il se joue selon plusieurs variantes, mais la plus répandue, c’est le Texas Hold’Em.

Aujourd’hui, le poker compte parmi les jeux les plus pratiqués dans le monde, avec plus d’1 million de licenciés et 10 fois plus de joueurs en ligne. Cela ne fait aucun doute : Internet a permis à ce jeu d’exploser auprès de Monsieur et Madame Toutlemonde. Cela dit, il faut quand même vouloir s’y mettre pour espérer décrocher un jour une place dans un tournoi prestigieux : la concurrence est rude, et les tutos stratégie ne sont pas toujours bien faits.

C’est aussi un jeu de cartes où la stratégie est de mise, car seul votre mental pourra vous amener loin : on est bien loin du Président ou de la bataille… Le poker repose en effet sur votre capacité à identifier la position de vos adversaires, afin d’adapter vos propres coups. J’avais également fait un article avec des infographies sur les conseils de base du poker, qui peut être utile à certains.

Débutant ou professionnel, les basiques sont indispensables

Apprenez les termes et le fonctionnement du poker pour progresser  Photo, Unsplash license

Pour les (grands) débutants du poker, voici un rappel du jargon à connaître:

  • Mise (ou bet): c’est lorsqu’on met ses jetons dans le pot
  • Call: c’est suivre une mise sans forcément relancer
  • Raise: c’est relancer en supériorité par rapport à la précédente
  • Board: cela désigne les cartes visibles (et non les cartes du joueur)
  • Flop: ce sont les trois premières cartes posée par le croupier et visibles
  • Turn: quatrième carte posée par le croupier
  • River: cinquième carte posée par le croupier

On ne le dira jamais assez, mais le poker, c’est comme une poésie : il faut connaître par cœur ses basiques avant de se lancer dans la récitation, ou un tournoi. Un conseil : avant de parier des sommes pour des satellites ou des tournois où le niveau est élevé, commencez par de petits tournois et de petites mises.

Connaissez-vous par exemple, les mains basiques au poker ? La plus forte est la quinte royale (quinte flush du 10 à l’As) tandis que la moins forte est simplement la carte la plus élevée de la main, qu’on appelle « carte haute ». Apprenez-les par cœur avant de monter vos stratégies de jeu au poker : forces et faiblesses seront au moins connues !

Apprenez des autres joueurs

On le disait plus haut, mais le bluff fait partie intégrante du poker. Il n’existe pas de parties de poker sans actions, ni sans déceptions. Tous les joueurs sont soumis à un stress intense, non seulement vis-à-vis des cartes du croupier, mais aussi de leur propre jeu. Et certains réagissent différemment, ou ont leur propre stratégie pour se protéger.

Il existe des astuces pour cacher leurs émotions, comme le style vestimentaire ou des lunettes occultantes, ou encore l’attitude. Et c’est là tout l’intérêt de votre stratégie : avoir votre propre attitude ! Discret, timide, exubérant… Si vous avez tendance à laisser parler votre émotion ou bien à avoir une communication non-verbale accentuée, il faut apprendre à bien respirer et à vous maîtriser. En effet, l’art du bluff nécessite beaucoup de concentration et de préparation, tout en étant un élément essentiel de votre stratégie.

Inspirez-vous des grandes histoires, comme celles des teams de poker professionnel : le couple Liv Boeree et Igor Kurganov, l’incontournable Chris Moneymaker, le grand ElkY…

C’est en pratiquant qu’on devient joueur de poker

Les casinos sont le meilleur endroit pour vous faire la main… Photo, Unsplash license

Après, un seul dernier conseil pour trouver la stratégie idéale au poker : pratiquez ! L’élaboration de votre stratégie tourne autour de trois axes :

  • Votre stratégie de mise et de relance
  • Votre stratégie globale de jeu
  • Votre stratégie de gains

Pour affiner cette triple stratégie, vous devez vous confronter à d’autres joueurs, certes moins bons dans un premier temps, histoire de ne pas vous dégoûter. Je ne vous le cache pas : on est tous passés par là, avec cette frustration des débuts…

Mais avec un peu d’acharnement et d’abnégation, cela finit par porter ses fruits ! Vous verrez alors comment il est préférable de jouer, dans quelle position, à quelle place de la table, quels réflexes adopter…

Les meilleurs conseils pour s’améliorer en tournoi, c’est bien de suivre, d’être patient, de rester concentré et surtout, de s’affirmer !

Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main (c’est le cas de le dire) pour devenir un véritable pro. À quand votre prochain jeu ?

Les compétences communes au poker et aux paris sportifs

Le poker et les paris sportifs font partie des jeux d’argent les plus populaires du moment. Depuis la légalisation de ces deux jeux sur internet en France, le secteur a littéralement explosé et de plus en plus de joueurs tentent leur chance pour essayer de toucher le gros lot ou d’arrondir leurs fins de mois. Ce sont plusieurs centaines de millions d’euros qui sont misées chaque année et au final il y a très peu de gagnants, on estime entre 1% et 3% le nombre de joueurs gagnants. Chez les gagnants au poker et aux paris sportifs on observe beaucoup de similitudes. Nous allons voir ensemble quelles sont les compétences pour être un joueur gagnant à ces deux jeux.

  1. La gestion de bankroll

Voici sûrement la compétence la plus importante à avoir si l’on veut être un joueur gagnant au poker ou aux paris sportifs, savoir gérer sa bankroll. Explications.
Une bankroll c’est quoi ?
La bankroll est le capital d’argent qui vous sert pour effectuer vos mises aux paris sportifs ou caves pour s’engager sur un table de poker en cash-game ou tournoi.
Ne pas confondre bankroll et mise, la bankroll est le capital qui contient un nombre défini de mises, la bankroll n’est donc pas la mise mais un ensemble de mises.
Une bonne gestion de bankroll permet au joueur de survivre à ce qu’on appelle la variance, d’autres parleront de malchance. C’est-à-dire la période où malgré les bons choix effectués qui donnent une forte probabilité de gains, ceux-ci s’avèreront perdants. Si vous n’avez pas une bonne gestion de bankroll dans ces périodes alors vous courrez droit à la perte. C’est ce qui explique pourquoi plus de 95% des joueurs sont perdants sur le long terme.
Au poker une bonne gestion de bankroll en cash-game se situe à partir de 40 caves, c’est-à-dire que si vous désirez jouer sur des tables 100€ au blindes 0.50€/1€, il vous faudra avoir une bankroll minimum de 4000€.
Aux paris sportifs pour avoir une gestion de bankroll sécurisée, votre mise de base doit être égale à 1% de votre bankroll, c’est-à-dire que si vous désirez miser 10€ sur un pari il vous faut une bankroll de 1000€.

 

  1. L’analyse statistique

La majorité des joueurs de poker et paris sportifs jouent au feeling, leur main ou équipe favorite, la superstition, etc…
Oubliez toutes ces notions, elles appartiennent aux joueurs perdants.
Ce qui fait la force des joueurs gagnants ce sont les probabilités et l’analyse statistique.

Aux paris sportifs les statistiques sont également très importantes, sur un match de football il faut prendre en compte le pourcentage de victoire à domicile et extérieur des deux équipes, voir leur état de forme, leur pourcentage de victoire contre de équipes mieux ou moins bien classées, l’historiques des confrontations entre les deux équipes. Voici les statistiques principales à prendre en compte pour réussir ses paris sportifs, sans parler de la gestion individuelle des joueurs (forme, blessures, suspensions etc..) qui joue aussi sur la forme d’une équipe. L’analyse de chaque match prend énormément de temps, c’est pourquoi je vous conseille de suivre les analyses et pronostics d’un joueur professionnel, je vous recommande le site pronostics-gagnants.fr qui est vraiment très sérieux et qui donne des pronostics et analyses gratuites sur l’ensemble des championnats de football européens.
Au poker il est important de connaître les probabilités de toucher un brelan au flop, de rentrer un tirage couleur ou quinte, etc… pour savoir si la mise à suivre pour toucher sa carte est rentable.
Exemple : Vous avez deux piques en main, le flop tombe avec 2 piques et il y a 50€ dans le pot. Le joueur adverse mise 45€. La cote pour toucher la couleur à la carte suivante est environ de 22%, soit une cote de 1 sur 4.5 de toucher votre couleur. Vous devez rajouter 45€ dans un pot de 95€ pour voir la turn, ce qui fait une cote environ de 1 pour 2, nous sommes donc complètement hors cote même en prenant en compte les cotes implicites. A ce moment là vous ne pouvez donc pas payer. Vous avez deux solutions, vous coucher ou faire tapis. En faisant tapis vous gagnez de la fold equity, c’est-à-dire que vous avez une forte probabilité de faire coucher votre adversaire et donc de gagner le pot immédiatement, et s’il vous paye vous avez 2 cartes à suivre pour toucher votre tirage couleur et gagner le coup.

 

Vous venez donc de découvrir qu’être un joueur gagnant au poker ou aux paris sportifs ne requiert pas seulement de la chance, mais surtout des compétences de gestion et d’analyse comme le ferait par exemple un trader à la bourse. Maintenant à vous d’étudier et de travailler vos stratégies pour devenir enfin un joueur gagnant.

 

Les règles du poker Texas Holdem no limit

Ça peut vous paraître étrange de voir un article dans lequel je reviens sur les règles du poker mais pour tout vous dire, je prépare l’ouverture prochaine du marché sur l’europe qui permettra aux joueurs des pays régulés de jouer entre eux. Ce n’est pas pour tout de suite mais je me mets en condition. J’anticipe. Et je jubile aussi. J’ai donc décidé de faire comme au premier jour quand j’abordais sur ce site des principes de base tels que les règles du texas holdem no limit ou omaha. Commençons avec le Texas Holdem No limit qui la variante la plus pratiquée et de loin.

Les règles du poker texas holdem no limit :

Il se joue avec 52 cartes. On distribue à chaque joueur 2 cartes. Les possibilités au premier tour sont les suivantes: on peut se coucher et donc ne pas perdre d’argent (à l’exception des blinds et des antes). On peut miser ou relancer. A l’issue du premier tour, le dealer dévoile 3 cartes : le flop. On repart sur un tour de table ou chacun peut miser, relancer ou se coucher. Le dealer distribue alors le tournant (turn en anglais). Un 3eme tour de table avant de mettre sur la table la dernière carte du tableau: la rivière (la river en anglais).

L’objectif étant de faire la meilleure combinaison de 5 cartes avec les 2 cartes distribuées avant le flop et 3 cartes du tableau (board en anglais, je précise les termes anglais, car c’est souvent utilisé).

Les combinaisons possibles sont : 

  • Quinte flush royale : As, Roi ,Dame, Valet, 10 de la même couleur.
  • Quinte flush : 5 cartes consécutives de la même couleur
  • Carré : 4 cartes identiques
  • Full :un brelan + une paire
  • Couleur : : 5 cartes de la même couleur
  • Suite : 5 cartes consécutives dépareillées
  • Brelan : 3 cartes identiques
  • Doubles paires: 2 paires
  • Paire

Hauteur : ce n’est pas vraiment une main mais ça arrive régulièrement de ne rien avoir et dans ce cas, c’est celui qui a la carte  la plus haute qui gagne.  Elles sert aussi à départager en cas d’égalité sur des combinaisons à 4 cartes ou moins.

Voilà, maintenant, vous avez la base (et c’est peu de le dire, c’est vraiment la base) mais croyez le ou non, rien que de revenir dessus, ça me donne envie de rejouer 🙂

 

 

La malédiction de la bulle

Depuis quelques jours, j’enchaine les bulles et je commence sérieusement remettre mon jeu en question. Faire une bulle de temps en temps, soit, c’est normal mais en enchainer 4 ou 5 dans la soirée ça l’est déjà beaucoup moins. Il faudrait que je prenne le temps d’analyser toutes mes parties pour détecter à quel moment précisément je me chie dessus. (magnifique expression reflétant parfaitement mon état d’esprit de ce soir). Oui mais voilà, je n’ai pas que ça à faire et à moins d’arriver à caser 48h en 24, ça me semble difficile.

Généralement quand on saute à la bulle c’est soit :

  • qu’on joue trop serré et qu’on arrive agonisant à la bulle en mode push/fold. Le meilleur moyen de bust sur un « bad » ou une mauvaise rencontre.
  • qu’on joue trop large agressif pour monter un gros stack et s’envoler pour la table finale, prenant ainsi le risque de sauter sur une meilleure main que la sienne.

Et vous voulez que je vous dise? Si mon cerveau essaye de se persuader que c’est la 2ème qui me concerne, je pressens que c’est en réalité la première!  Ou plus exactement, je pense que je joue trop serré avant la bulle et trop large en arrivant dessus; Résultat, je n’ai pas monté de stack suffisamment important avant pour pouvoir agresser au bon moment.  Il faudrait que je prenne plus de risques plus tôt? Ou peut être même que l’inverse est encore mieux? Comme je vous le dis, la négociation de la bulle est clairement une de mes faiblesses et je suis preneur de tous vos conseils sur le sujet! Allez, rendez vous à la bulle :mrgreen:

 

 

J’arrête de jouer!

J’ai pris la décision d’arrêter de jouer les sitngo (double or nothing ou classique, peu importe) et en cash game – pour de bon! Cette décision vient suite à une belle série de bad beat comme vous pouvez vous en douter. Mais c’est loin c’est la seule raison de ma décision. Je ne suis pas un débutant et la variance au poker, ça me connait. Ce n’est pas la première fois non plus que j’enchaine des mauvaise séries. Mais là, j’en ai juste marre.  Et puis j’ai eu – enfin?! – l’éclair de lucidité, qui m’a peut être manqué jusque là, sur moi même : je suis un joueur de MTT. Le cash game m’ennuie et ma bankroll ne me permet pas de frayer sur les limites qui m’intéressent. (financièrement mais pas seulement, je passe du temps à apprendre sur vidéo ou bouquin, forum etc.. des stratégies pour des limites trop hautes et donc que je ne peux pas vraiment appliquer!).

Quant aux sitngo, je ne pensais pas m’en lasser de cette façon. Mais après en avoir enchainé un certain nombre, je ne peux que constater qu’ils sont pour moi plus une sources de frustration qu’autre chose.

Je vais donc orienter exclusivement ma stratégie, mon apprentissage (et ma bankroll) vers 2 types d’événements:

  1. Les tournois multi-table (ça passera souvent pas des sat qualificatifs)
  2. Les qualification pour tournois live. (la course au fameux packages!)

Car c’est l’autre grosse tendance de ses derniers temps me concernant: une furieuse envie de jouer derrière une table et pas derrière un ordinateur.  Je pressens que j’y serai plus à ma place.

Je reviendrai sur mon programme prochainement. Cette fois, je suis décidé à faire les choses bien. Je vais acheter un joli tableau veleda, faire un beau calendrier, un petit budget et roule ma poule.

Motivé comme jamais 😉

 

Une main difficile à négocier, votre avis m’intéresse!

C’est une main que j’ai jouée hier soir lors du Xpert sur winamax, un deepstack à 100€. A posteriori, je pense avoir mal négocier cette main mais la situation était délicate et j’en appelle à vos commentaires éclairés!

Nous sommes à la bulle! Il reste 31 joueurs (sur les 190 au départ) et seuls les 30 premiers sont payés. J’ai un stack de ~63k et les blinds sont de 5k, ce qui est trop peu pour mettre la pression et profiter de la bulle surtout que j’ai 2 énormes stack qui parlent après moi!

Je suis UTG quand je touche  [Qc Qh].

Vu la situation j’ai 3 possibilités:

  1. Je fold. C’est très weak mais ça peut s’envisager à une place de la bulle hors position.
  2. Je push all-in. J’ai encore suffisamment de fold equity pour faire passer mais je prends le risque de sauter bêtement si je suis payé.
  3. Je relance en me disant que c’est déjà bien de prendre ce qu’il y a au milieu (10k!), si je suis payé, j’ai une bonne main pour me défendre et si on me 3bet, ça ne me pose pas de problème d’engager mon tapis.

Sur le moment, j’ai choisi la 3ème solution en relançant à 15k. Je suis payé par le BB et le flop tombe: [Ks 7c 9s] A ce moment là je me suis maudit de pas avoir fait tapis préflop car je suis maintenant dans une situation très inconfortable. Je n’ai pas assez de jeton pour continuer de faire grossir le pot et négocier le turn et le river. Le check raise est exclu puisque mon adversaire aurait une trop bonne cote pour ne pas payer any two cards. C’est donc soit all-in soit check/fold.

Par peur de sauter à une place, je décide de check. Mon adversaire ne me laisse évidemment pas de carte gratuite et mise de façon à me commit. Je fold ma paire de Q.

Finalement la bulle éclate mais je suis maintenant short stack et je n’ai plus que 2 options: push/fold. Ce que je fais quelques mains plus tard avec [Qd 7d] payé par [As 9c] qui tient et je saute 28ème.

Et vous comment auriez-vous négocier ce coup?

J’ai joué la fameuse main Negreanu vs Gus hansen…enfin presque!

C’est une des mains les plus connues du poker en cash game. Daniel Negreanu trouve un full au 6 par les 5 et Gus Hansen trouve son carré de 5. Un pot de plus de 400.000$ est alors en jeu.  (vous pouvez voir cette main ici). Et bien hier, j’ai presque joué la même… les 400.000$ en moins :mrgreen:

Ça se passe sur un table de rush poker sur full tilt en NL25. Je suis UTG+2 et je  reçois [6c 5c]. Je relance de 3 blinds et je suis payé par la petite blind qui complète. Flop: [5s 6d 2d] et le pot fait 1,67$. SB check, je relance de 1$ et je me fait check raise de 4,25$.  Je paye, turn [6h].  Le pot fait 9,74$, SB relance de 7$.  Je fais mine de réfléchir et je call. River [4c]. Le pot est de 23$, la SB relance à la hauteur de ce qu’il me reste 24$. Je paye et il découvre [5h 5d].

Play Online Poker

Stratégie Sit’n Go Double or Nothing

mise à jour mars 2011: Depuis l’ouverturedu marché français les double or nothing ont laissé leur place à une nouvelle formule sur pokerstars. Dorénavant, les joueurs ne gagnent pas le double de leur mise de façon égale mais une somme proportionnelle au nombre de jeton qu’ils ont.Ceci change la stratégie. Je vous ferai un article très prochainement à ce sujet sur pokerbastards.com

Le principe du double or nothing est simple: La moitié des joueurs sont payés à part égale. Sur Pokerstars, il y en a un grand nombre et ils sont toujours pleins car très demandés. Il faut dire que sur le papier, c’est alléchant. Il suffit d’être dans les 5 derniers pour doubler sa mise… Mais est ce vraiment rentable? Doit-on mettre un stratégie particulière pour jouer ces sit & go? Voilà le genre de questions que je me suis posées et les réponses ne sont pas si évidentes.

Premier constat évident: Pour que ce soit rentable il faut être dans les places playées plus d’une fois sur deux! J’entends déjà les âmes moqueuses argumenter que c’est facile. Personnellement, après avoir joué une trentaine de sit n’ go double or nothing, le constat est simple: 17 gagnés, 13 perdus. A 21,60$ le buy-in et 40$ la place payée, j’ai donc fait un bénéfice de 48$.  Franchement sur 30 sitngo, ce n’est pas assez au regard du temps passé.

Pour rentabiliser vraiment cette forme de tournoi il faut donc gagner au moins 7 fois sur 10… et encore, en y regardant de plus prêt c’est encore moins évident. D’abord ces sit’ n go se jouent à 10 alors que les sit’n go normaux se jouent à 9. Donc vous devez éliminer 5 joueurs pour être payés. Sur les sit’n go normaux, vous devez en éliminer 6, soit seulement un de plus pour gagner 36$ au lieu de 40$.

Au final, tout se résume à savoir s’il existe une façon de jouer qui assure d’être dans les places payées dans plus de 54% du temps?

J’ai testé tous les styles de jeu: Tight, loose, agressif, passif tout… Sans surprise c’est la combinaison Tight/Agressif qui fonctionne le mieux en début de tournoi pour passer en loose agressif arrivé à 6 joueurs.

J’ai pu noté que:

  1. Si vous avez la chance de doubler votre tapis rapidement, vous pouvez ne plus jouer un seul coup. Il m’est même arriver de me mettre N/A pour me consacrer à une autre partie et finir dans les places payées.
  2. Une fois passées les premiers tours de blinds et qu’il ne reste plus que 7 joueurs, il faut être très agressif sur tapis plus petits que le vôtre.
  3. Vous finissez pas retrouver les mêmes joueurs car beaucoup de jouent que des double or nothing. Ça permet de prendre des notes sur eux.
  4. Les parties sont souvent profondément ennuyeuses. Il faut jouer uniquement dans un souci de rentabilité et je vous conseille de le pratiquer en multitabling.
  5. C’est d’autant plus rentable que vous pouvez faire double or nothing d’au moins 20$ (l’idéal étant 50$ et 100$)

En conclusion, les double or nothing ne correspondent pas du tout à mon style de poker. je les trouve ennuyeux et pas si rentables que ça quand on regarde de près. C’est malgré tout un bon moyen de s’entrainer en limitant les variations de bankroll trop importante 🙂

pokerstars

Quand la chance mène à votre perte!

Comme je vous le disais ce Week-end, j’ai enchaîné par mal de coups durs ces derniers temps. Ma bankroll en a pris un coup mais il semblerait que le cycle soit terminé, tout au moins, en période d’accalmie. Ouf! Hier, j’ai tenté une qualification sur un freeroll pour les Stars of Poker. (oui oui je sais, cette émission n’est pas terrible). On est parti à plus de 7500 joueurs. Autant dire que ce fût une véritable boucherie! Après presque 3h de jeu, j’étais 9eme en chips. Il restait environ 50 joueurs. (36 places données pour le tournoi du niveau supérieur)

Pendant tout le tournoi – et c’est là où je voulais en venir – j’ai eu une chance incroyable. 2 exemples qui illustrent bien ma chance:

chatte1

Preflop, j’avais 97% de chance de partager le coup. Dur pour mon adversaire de voir arriver ces 4 carreaux sur le tableau.

Quelques coups plus tard…

chatte2

Sur ce dernier coup, je pense que j’ai du me faire insulter copieusement. :mrgreen:

Même si toutes les mains n’étaient pas aussi spéctaculaires, j’ai enchaîné les bons coups tout le long du tournoi. Je me sentais quasi intouchable. Et c’est bien là le problème. La chance et ce genre de coup galvanise et peuvent pousser à la faute par un excès de confiance. C’est en tout cas exactement ce qu’il s’est passé avec moi.

Je me retrouve au bouton avec AJ. Personne n’a relancé, les joueurs jouent très serrés. Je me lance dans un vol de blind. Sans faire dans la demi mesure puisque je fais tapis. Et là c’est l’os. Je suis instantanément payé par la big blind qui découvre AA. Pas de miracle et je suis out. Je m’en suis voulu mais j’ai aussi bien conscience que je n’aurais sûrement pas fait cette erreur si je n’avais pas enchaîné les gros coups de chance.

Heureusement plus tard, je me suis placé 10ème d’un MTT à 50$… bien que là encore, il y a de quoi être vert quand on voit la différence de rémunération entre la 10ème et la 1ere place, mais ça c’est une autre histoire.

Pokerstars